Une loi pour protéger les serveurs de jeux en ligne aux usa

Les choses à retenir :
– Une loi propose d’informer 60 jours avant la fermeture des serveurs.
– Les éditeurs doivent trouver une solution avant de fermer un jeu.
– Trois options pour les éditeurs : version offline, serveurs dédiés ou remboursement.
– La loi ne s’applique qu’aux jeux sortants après le 1er janvier 2027.
– Les jeux gratuits (F2P) ne sont pas concernés par cette législation.


Aux États-Unis, une nouvelle loi pourrait bientôt interdire la fermeture brutale des serveurs de jeux en ligne. Dans un contexte où la préservation des jeux vidéo devient essentielle à l’ère numérique, le député californien Chris Ward propose de modifier certaines pratiques des éditeurs. Il a réussi à faire voter une proposition au niveau de l’Assemblée locale, qui sera bientôt examinée par le Sénat.

Cette loi, baptisée Protect Our Games Act, repose sur deux points fondamentaux. Le premier impose aux éditeurs de notifier au moins 60 jours avant la fermeture d’un serveur. Cela va dans le sens des bonnes pratiques déjà mises en place par certains d’entre eux, qui avertissent parfois les joueurs avec encore plus d’anticipation.

Une loi pour protéger les serveurs de jeux en ligne aux usa
Le deuxième point est plus controversé et pourrait mécontenter les acteurs du secteur souhaitant clore leurs projets sans davantage d’engagements. En effet, cette législation obligerait les éditeurs à trouver une solution parmi trois options sous peine de sanctions financières :

– Proposer une version alternative hors ligne du jeu (comme Ubisoft l’a fait avec The Crew). – Si créer une version hors ligne n’est pas possible (dans le cas des MMOs ou de titres très orientés coopératif comme Destiny), permettre aux joueurs d’accéder à des serveurs dédiés. – Rembourser les acheteurs.

Il est important de noter que si cette loi venait à être mise en œuvre, elle ne s’appliquerait qu’aux jeux lancés après le 1er janvier 2027 afin de respecter les normes constitutionnelles. De plus, elle ne concernerait pas les jeux gratuits (free-to-play), ce qui soulage notamment la branche mobile de Square Enix

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