Les choses à retenir : – la commission européenne refuse une loi pour protéger les serveurs de jeux vidéo – le sénat américain rejette la protect our games act – l’initiative stop destroying videogames vise à préserver le jeu vidéo – 4 démocrates ont voté pour, 3 républicains contre et beaucoup d’abstentions – l’esa est accusée de lobbying pour influencer le vote des sénateurs
Après l’Europe, les États-Unis se montrent également réticents à adopter une législation visant à contourner la fermeture des serveurs. Il semble qu’il existe une sorte de consensus entre ces deux entités sur le peu d’importance accordée à la préservation du jeu vidéo. Récemment, la Commission Européenne a rejeté l’initiative Stop Destroying Videogames, qui proposait d’obliger les développeurs à mettre en œuvre des solutions alternatives pour faire face à cette question, comme des patchs hors ligne lorsque cela est possible (à l’image de Multiversus et The Crew 2), ou encore des serveurs privés.
Cette fois-ci, c’est le Sénat américain qui a mis un terme aux efforts pour faire passer la loi Protect Our Games Act, soutenue par le député Chris Ward. Ce dernier avait pourtant réussi à faire approuver cette initiative au sein de l’Assemblée de l’État de Californie. L’objectif de Chris Ward était même plus ambitieux : il souhaitait que les éditeurs soient menacés d’amendes ou contraints au remboursement des acheteurs si aucune solution n’était trouvée concernant la fermeture des serveurs.
Le vote qui a suivi a vu quatre démocrates soutenir le projet tandis que trois républicains s’y sont opposés, avec une majorité d’abstentions empêchant son adoption (une majorité en faveur étant nécessaire même en tenant compte des abstentions). Le mouvement bénévole derrière cette initiative accuse désormais l’ESA (Entertainment Software Association) d’avoir exercé un lobbying auprès des sénateurs pour influencer leur vote contre ou leur décision de s’abstenir. Ils mettent notamment en avant que certaines affirmations avancées par l’association étaient trompeuses ou fausses, particulièrement celles relatives à une supposée illégalité des serveurs privés
En gros, ils préfèrent se faire acheter par des entreprises que de penser à l’intérêt des joueurs. Sacré choix de société hein. Vive le jeu vidéo libre !
En gros, ils préfèrent se faire acheter par des entreprises que de penser à l’intérêt des joueurs. Sacré choix de société hein. Vive le jeu vidéo libre !